Le Graveur de mathématiques

Présentation :     

La Motte-Chalancon, Drôme provençale, hiver 2016.
Une silhouette enveloppée d’une cape noire arpente les rues étroites du village médiéval.
Comme sorti tout droit d’un film gothique, Patrice Jeener nous accompagne dans sa maison en récitant des formules mathématiques, et il nous présente son travail : des centaines de gravures qui représentent des graphiques, des concepts et des objets mathématiques.
Voilà 50 ans qu’il a décidé de mêler la pureté des équations avec la noblesse du cuivre et du burin.
A travers cet art méconnu de la gravure, il rend sensible l’imaginaire mystérieux des mathématiciens.
Ces formes arabesques sont comme autant de rêves de science-fiction, de rêves d’univers, qui nous transportent au cœur de l’esprit des mathématiques et de la création artistique. 
Deux mondes finalement pas si différents.

 

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L'histoire derrière le film :

Je me souviens de la première fois où l’on m’a parlé de Patrice Jeener : « un artiste tel un moine fou, habillé d’une robe, qui vit en ermite dans un vieux village de province, gravant toute la journée des modèles mathématiques ».
La description était à la fois juste, et mauvaise. Robe, oui, moine, peut-être, fou, pas vraiment, et ermite, absolument pas. Patrice a soif de partager sa passion, même si elle s’éloigne vraiment des passions classiques qui animent les hommes. D’où un petit problème de compréhension au départ. Mais ses gravures parlent pour lui. Le genre d’art qu’il faut regarder longtemps jusqu’à voir les formes s’animer comme dans un rêve, comme dans un film.
Patrice, entouré de ces morceaux d’univers, est comme un personnage de film ; la promesse d’un documentaire entre rêve et réalité, entre fiction et imaginaire.
L’équipe du film a senti elle-même l’aspect transcendant dégagé par le personnage. Une vie comme on en voit plus, dédiée à l’art, au temps, et au rêve. Les images et la musique traduisent cet univers fantasmagorique à travers lequel, je l’espère, on peut sentir un peu du mystère des mathématiques, et comprendre qu’il est en fait en chacun de nous.


Pourquoi ce film à l'Institut Henri Poincaré ?

Depuis 2013, l’Institut Henri Poincaré utilise l’audiovisuel et le cinéma pour transmettre et raconter les mathématiques.
 « Le Graveur de mathématiques » est le premier portrait d’artiste contemporain présenté par l’Institut, produit après des documentaires axés sur des figures historiques des sciences (Joseph-Louis Lagrange, Albert Einstein).
A la différence d’un film de vulgarisation, il ne s’attache pas à faire comprendre des concepts ou des théories mathématiques.
La figure énigmatique de Patrice Jeener, ses œuvres fantasmagoriques qui font penser parfois à Escher, sont un vecteur naturel du « sentiment » mathématique. Elles nous font comprendre que les mathématiciens vivent avec un imaginaire productif qui n’est pas très différent de celui de la création artistique.
Patrice Jeener tisse un lien entre la science et les arts, un lien fondamental pour rendre les sciences plus accessibles.


Scientifiques intervenants :

  • OLIVIA CARAMELLO, mathématicienne spécialisée en logique, IHÉS
  • ALBA MALAGA, mathématicienne spécialisée en systèmes dynamiques, Université Paris Saclay
  • ISABELLE GALLAGHER, mathématicienne spécialisée en analyse, Université Denis-Diderot Paris
  • PATRICK MASSOT, mathématicien, spécialisé en géométrie, École Polytechnique
  • ROGER MANSUY, professeur de mathématique en prépa au Lycée Louis-Legrand
  • NICOLAS BERGERON, mathématicien spécialisé en analyse algébrique, Université Pierre et Marie Curie.
  • ROBIN JAMET, médiateur en mathématiques au Palais de la Découverte


Générique :

Écrit et réalisé par : Quentin Lazzarotto

Conseil scientifique : Roger Mansuy

Produit par : Cédric Villani et Jean-Philippe Uzan

Production : Institut Henri Poincaré

Image : David Goudier

Son : Victor Loeillet

Musique originale : Arthur Dairaine Andrianaivo

Montage son et mixage : Jean Goudier

Chef électricien : Hamid Ferhat

 

Renfort montage : Caroline Pesenti

Transcriptions : Bérengère Barrier

 



Remerciements : Elisa Mantin, Iván Cadena Guáqueta / Michel Hoarau, Marion Liewig, Alexandra Miric, et les équipes de l'Institut Henri Poincaré / Rémi Goumain et Christophe Menetrey, TELLINE / Municipalité la Motte Chalancon / Isabelle Gibbal-Hardy et l'équipe du cinéma Le Grand Action / Thomas Baronnet, Edmond Baudouin, Emilie Eiselé-Lamotte

Films de savon : Jean Brette, Palais de la Découverte

Modèles mathématiques imprimés : IMAGINARY.org, OPEN MATHEMATICS

Matériel lumière et caméra : Telline

Matériel son : Dinosaures

Estampes et gravures : © Patrice Jeener

Distribué par l'Institut Henri Poincaré - UPMC grâce au financement du Labex Carmin et de son Cercle des partenaires entreprises

© IHP 2016